Au 90 Boulevard Jean Jaurès à Tomblaine, le Stade Marcel Picot veille sur le football lorrain depuis son inauguration le 8 août 1926. Baptisé Parc des Sports d’Essey à l’origine, il a pris le nom de Marcel Picot en 1968, en hommage à l’ancien président du FC Nancy. Avec ses 20 087 places assises et couvertes, il reste l’enceinte de l’AS Nancy Lorraine, à cinq minutes seulement du centre-ville. Cet article détaille le plan des tribunes, les accès et les équipements du stade.
Table of Contents
ToggleLes tribunes du Stade Marcel Picot : une arène entièrement fermée
Quatre tribunes structurent aujourd’hui l’enceinte nancéienne, formant une configuration proche d’une arène fermée. La tribune Jacquet, côté Ouest, constitue le secteur officiel du stade. En face, la tribune Hazotte, à l’Est, a été agrandie et entièrement rénovée. Derrière les buts, la tribune Schuth occupe le côté Sud, tandis que la tribune Piantoni ferme l’enceinte au Nord.
Ces deux dernières tribunes portent leurs noms actuels depuis 2022, en hommage à Philippe Schuth et Roger Piantoni, deux figures majeures du football nancéien. Avant cela, elles s’appelaient respectivement tribune Marmite et tribune Chaudron. L’ensemble des quatre tribunes porte la capacité totale à 20 087 places, toutes assises et couvertes.
Le cabinet d’architecte nancéien Thouveny a placé la transparence dans sa conception, notamment sur la tribune Jacquet. Les cages d’escalier vitrées offrent une vue dégagée sur la Meurthe et l’agglomération nancéienne. Cette même logique de transparence se retrouve depuis les salons et les bureaux administratifs, qui donnent directement sur la pelouse et les tribunes.
| Tribune | Position | Particularité |
|---|---|---|
| Jacquet | Latérale Ouest | Tribune officielle, transparence architecturale |
| Hazotte | Latérale Est | Agrandie et rénovée, rue conviviale dessous |
| Schuth | Derrière les buts (Sud) | Ex-tribune Marmite, renommée en 2022 |
| Piantoni | Derrière les buts (Nord) | Ex-tribune Chaudron, renommée en 2022 |
L’histoire et les évolutions du Stade Marcel Picot
Tout commence en 1926 avec une seule tribune, la Jacquet, entourée de simples buttes de terre. Le FC Nancy, créé en 1935, y dispute ses premiers matchs professionnels dès cette même année. Les premiers projecteurs arrivent en 1963, remplacés quinze ans plus tard.
1973 marque un tournant : la construction de la tribune Hazotte fait passer la capacité à plus de 25 000 spectateurs, dont 4 500 places assises. Cinq ans après, en 1978, la piste d’athlétisme disparaît pour laisser place aux tribunes derrière les buts. La rénovation majeure, elle, débute à l’été 1999 sous l’impulsion de Jacques Rousselot et Gérard Parentin, avec le soutien de la Communauté urbaine du Grand Nancy.
Trois ans et demi de travaux plus tard, en 2002, le stade renaît avec trois tribunes entièrement neuves et la Hazotte agrandie. Un projet d’extension à 35 000 places pour l’EURO 2016, estimé à 70 millions d’euros, sera envisagé, mais le stade avait d’abord été retenu le 20 mai 2011 pour l’EURO 2012, avant que la mairie annule le projet en décembre 2011.
Comment accéder au Stade Marcel Picot en transports en commun et en voiture
Le stade se situe à 5 minutes du centre-ville de Nancy, à Tomblaine. L’aéroport Nancy-Essey n’est qu’à 500 mètres, et l’aéroport Metz-Nancy à environ 30 minutes. Cette accessibilité géographique remarquable en fait une enceinte facile à rejoindre, quel que soit le point de départ.
Le réseau Stan dessert l’enceinte par plusieurs lignes. Le Tram ligne 1 part directement de la gare de Nancy jusqu’à l’arrêt Gérard Barrois/Stade Marcel-Picot. Les bus lignes 13 et 32 desservent le même arrêt. La ligne 22 s’arrête à Jean Moulin, les lignes 15 et 20 à Jean Jaurès, et le Tram T3 à l’arrêt Fraternité.
Après chaque match, le réseau Stan met en place des navettes spéciales pour faciliter le retour des spectateurs. Les parkings du stade restent réservés aux abonnés et aux VIP. Pour les autres supporters, les transports en commun représentent clairement la solution la plus pratique.
| Ligne | Arrêt |
|---|---|
| Tram ligne 1 | Gérard Barrois/Stade Marcel-Picot |
| Bus 13 et 32 | Gérard Barrois/Stade Marcel-Picot |
| Bus 22 | Jean Moulin |
| Bus 15 et 20 | Jean Jaurès |
| Tram T3 | Fraternité |
Les équipements et services disponibles au Stade Marcel Picot
L’enceinte propose bien plus que des gradins. Le terrain principal dispose d’une pelouse hybride, garantissant des conditions optimales toute la saison. Des espaces dédiés à la presse, des salons d’honneur et un Club House des supporters complètent l’offre. Sous la tribune Hazotte, une « rue » conviviale accueille les fans avant et après le coup d’envoi.
Côté restauration, une quinzaine de buvettes proposent une offre variée. Le paiement s’effectue via le Pass ASNL, un système cashless rechargeable en ligne ou dans l’un des 8 points de rechargement répartis dans le stade. La boutique officielle de l’ASNL se trouve à proximité de la billetterie.
Deux terrains annexes, situés au pied de l’enceinte principale, accueillent la réserve professionnelle de l’AS Nancy Lorraine, mais aussi des associations locales et des établissements scolaires de l’agglomération. C’est tout un écosystème footballistique qui gravite autour du stade.
| Service | Détail |
|---|---|
| Pelouse | Hybride, entretien optimisé |
| Restauration | ~15 buvettes, paiement cashless Pass ASNL |
| Rechargement Pass | 8 points dans le stade + en ligne |
| Boutique ASNL | Près de la billetterie |
| Club House | Espace supporters dédié |
Les records d’affluence et les grands moments du Stade Marcel Picot
Le record absolu de l’enceinte date de la saison 1976-1977 : 30 384 supporters pour Nancy-Saint-Étienne, victoire 2-0. Un chiffre qui donne le vertige quand on sait que la capacité actuelle plafonne à 20 087 places. Comme souvent en football, les foules d’antan n’avaient pas besoin de sièges assignés pour remplir une enceinte jusqu’à déborder.
D’autres affiches ont marqué les esprits. Nancy-Strasbourg a attiré 26 212 spectateurs en 1979, Nancy-Paris-SG 24 161 en 1978, Nancy-Marseille 23 559 en 1991. La demi-finale de Coupe de France contre Sochaux en 1978 avait, elle, réuni 23 000 personnes. Ces chiffres témoignent d’une ferveur populaire qui a traversé les décennies.
Le 23 mai 1988, Michel Platini a choisi ce stade pour son Jubilé, consacrant l’enceinte nancéienne sur la scène nationale. Côté moyennes, la saison 2008 en Division 1 reste la référence avec 18 741 spectateurs en moyenne, devant 2007 (18 331) et 2009 (18 000). Même la saison 2017, avec 17 516 spectateurs de moyenne, illustre l’attachement constant du public lorrain à son club.
Ces souvenirs nourrissent les échanges passionnés des fans, notamment sur des espaces comme le forum football JVC où supporters de toutes régions débattent des grandes pages du football français.
| Match | Affluence | Saison/Année |
|---|---|---|
| Nancy-Saint-Étienne (2-0) | 30 384 | 1976-1977 |
| Nancy-Strasbourg (0-0) | 26 212 | 1979 |
| Nancy-Paris-SG (4-1) | 24 161 | 1978 |
| Nancy-Marseille (2-0) | 23 559 | 1991 |
| Nancy-Sochaux, CdF demi | 23 000 | 1978 |
Comprendre ces records, c’est aussi comprendre pourquoi l’histoire de ce stade mérite d’être fouillée, archive par archive, programme par programme. Les chiffres racontent une ferveur ; les anecdotes, elles, lui donnent une âme.
- Nancy-Saint-Étienne (1976-1977) : 30 384 spectateurs, record absolu
- Nancy-Strasbourg (1979) : 26 212 spectateurs
- Nancy-Paris-SG (1978) : 24 161 spectateurs
- Nancy-Marseille (1991) : 23 559 spectateurs
- Nancy-Sochaux, demi-finale Coupe de France (1978) : 23 000 spectateurs

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.