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L'actualité 2008-09 du FC Nantes

 

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Le 29 mai 2009

 

Patrice Loko

Le FC Nantes, ou l'histoire d'un cocu

 

Le FC Nantes va affronter l'AJ Auxerre pour le compte de la 38ème et dernière journée de Ligue 1. Ce match compte pour du beurre, car il faudrait un véritable miracle pour que l'ex grand club du football français obtienne le maintien. En effet, pour rester dans l'élite, la Maison Jaune doit s'imposer par au moins 2 buts de différence face à Auxerre, en espérant que les Verts s'inclinent sur leur pelouse face à Valenciennes. Dans le même temps, Caen doit perdre à domicile contre Bordeaux par au moins 15 buts d'écart, autant dire que c'est complètement  utopique.  Je  veux  bien  rêver,  comme  je  l'ai  fait  pendant  de nombreuses

années, et j'avais de bonnes raisons pour cela, mais maintenant ? A la veille de ce dernier match en Ligue 1, j'ai envie de vous raconter mes relations avec le FC Nantes depuis la fin des années 80.

 

Une belle rencontre…

 

Un stade lumineux, plein comme un œuf, des couleurs, des clameurs… Mars 1989, enfin, j’y suis, stade de la

Beaujoire, mon premier match, les Canaris reçoivent le Matra Racing et ses stars. Parmi elles, Pascal Olmeta, à l’époque plus connu pour son comportement fantasque dans les buts que pour ses qualités de fermier... Plus qu’un match, c’était déjà la confrontation de deux visions du football. On découvrait le football business en France, une équipe composée d’individualités recrutées aux quatre coins du globe ; les hommes de Lagardère étaient à mes yeux les favoris pour cette rencontre. Comment les Nantais auraient-ils pu rivaliser face au rouleau compresseur que représentait le Matra et son argent qui lui donnait la toute puissance ? La réponse me fut donnée par le déroulement du match. J’ai assisté à la démonstration de ce qu’était l’intelligence collective. Les Nantais, ce soir là, l’avaient emporté 1-0, grâce à une échappée de Thierno Youm…

Thierno Youm

 

Ah l’amour !

 

Ca y est, j’étais amoureux ! Sous le charme, d’une façon de jouer, d’une philosophie et beaucoup d’autres petits riens qui font qu’on aime… Depuis, le FCN et moi, on ne s’est jamais quitté. On a vécu des moments forts et d’autres moments plus difficiles, tout ce qui fait la vie d’un couple qui se remettait toujours des coups durs.

Reynald Pedros

Notre plus grand souvenir ? Incontestablement, la réception du Paris Saint Germain, lors de cette inoubliable saison 94-95 où les enfants de Suaudeau étaient aussi les dignes héritiers d’Attila, l’herbe ne repoussait plus après leur passage. C’était l’époque de la ballade des gens heureux, le tarif maison (3-0), des records pulvérisés (meilleure attaque, record d’invincibilité), une identité de jeu marquée. Le but lors de ce match était le symbole de ce qui caractérisait le club, même si, pour une fois, cette action était aérienne… Dois-je vous rappeler cette touche de Cauet et ce relais entre Pedros et Loko, le tout, sans toucher le sol ? Notre Devise : « celui qui renonce à devenir meilleur cesse déjà d’être bon » trouvait tout son sens. Chacun, ici, a son souvenir qui le marque par rapport à une génération de Jaune et Vert.

 

Durant toutes ces années de bonheur, les joueurs du cru nous enchantaient, encadrés par de bonnes recrues (N’Doram, Carrière, Vulic, entre autres) et portaient fièrement nos valeurs, fierté partagée. Ces joueurs formés au club, partaient souvent sous d‘autres cieux, lorsqu’ils revenaient à la maison Beaujoire, ils étaient ovationnés, on était content de les revoir, eux aussi. Ils étaient partis car ils avaient fait leurs preuves et avaient accompli leur devoir. Nos fondations étaient solides, on pouvait voir s’envoler une génération de canaris, sans trop d’inquiétudes, la volière de la Jonelière regorgeait de jeunes talents prêts à prendre la relève. Tout ce collectif (de l’intendant, en passant par les formateurs, au président) huilé, travaillait dans une sérénité et une stabilité apparente.

 

De l’eau dans le gaz…

 

Et puis, le samedi 2 mai 2009, j’apprends que je suis cocu…C’était contre Le Havre, dans ma maison, dans mon lit… J’aurais dû le savoir, on m’avait envoyé des signaux que je n’ai pas voulu voir tellement j’étais aveuglé par l’amour que je lui porte… Je voyais pourtant bien que ce n’était plus comme avant. Les entraîneurs changeaient beaucoup depuis ces dernières années,  on ne voyait plus beaucoup de Nantais dans les équipes

nationales jeunes, on commençait à parler du jeu à la nantaise comme on parle d’un corner à la rémoise, on parlait plus d’investisseurs, de rentabilité, de salaires de joueurs, de transferts, que d’envie, de mouvements, d’attaques, d’efforts, de jeu collectif, en somme de football. Bref, je n’ai pas vu qu’elle avait changé ou n’ai pas voulu voir… Ce match face au Havre a été l’électrochoc, une équipe sans âme, composée de mercenaires avec à sa tête un président plus attaché à soigner la forme (bus, sièges, boutique, etc.) que le fond. Après tout, ce club est devenu un club comme les autres. Un club à l’image de notre société. Une société du profit où plaisir, formation et temps sont des mots dénués de sens. Après, la réalité acceptée, il fallait faire face et prendre une décision.

Nantes 1-2 Le Havre

 

Notre avenir commun ?

 

Après une longue période d’hésitation, j’ai décidé de la revoir, je serai là contre Auxerre mais auparavant, j’irai manifester à 18 heures, histoire de lui dire ce que je pense de son comportement durant ces dix dernières années.  J’ai vraiment besoin de lui dire que ce soir de mars 1989,  j’étais tombé amoureux de ses valeurs,  de

Dirigeants dehors !

son jeu, de son identité et que la prétentieuse Matra Racing ne m’a jamais fait aucun effet. Lui dire que j’étais fier de pouvoir dire lors des soirées foot entre amis : « il est bon, hein ? il a été formé où, à ton avis ? », que j’étais fier de la force tranquille que ce club dégageait. Je veux aussi voir Frédéric Da Rocha et peut être Loïc Guillon, ses seuls attributs qui sont restés naturels. Une fois que cette explication aura eu lieu, je prendrai un peu de temps pour savoir comment doit évoluer notre histoire…

 

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Olivier   ©  FCNhisto.fr  -  Le 29 mai 2009

 

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