Jeudi 24 avril 2026. Waldemar Kita prend la parole. Et quand le président du FC Nantes s’exprime, ça ne ressemble jamais à une conférence de presse feutrée. Cette fois encore, il a choisi l’attaque directe pour répondre aux critiques qui s’accumulent autour de sa gestion du club jaune et vert.
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ToggleKita sort du silence : le patron du FC Nantes contre-attaque
Le contexte est tendu. Le FC Nantes traverse une période difficile sportivement, et les pressions sur la direction du club ne faiblissent pas. Des supporters, des observateurs, certains médias : tout le monde a un avis sur la façon dont Waldemar Kita conduit le navire depuis son arrivée à la tête du club en 2007. Près de vingt ans de présidence, c’est long. Et forcément, ça génère des comptes à rendre.
Face à ces critiques répétées, le président a décidé de répondre sur le fond. Sa position ? Il n’a pas fui quand les choses sont devenues compliquées, contrairement à ce que d’autres auraient fait selon lui. La phrase qui résume tout : « Certains auraient fui depuis bien longtemps en disant : « Allez vous faire foutre, je m’en vais. » » Ton direct, vocabulaire sans fioritures. Du Kita pur jus.
Ce type de sortie, je l’ai vu plusieurs fois depuis que je couvre le club. Le président ne fait pas dans la demi-mesure. Soit il se tait, soit il frappe. Et là, clairement, il frappe. Ce qui est intéressant dans cette déclaration, c’est moins le fond que ce qu’elle révèle sur l’état d’esprit d’un dirigeant sous pression.
Voilà les points qu’il a mis en avant pour justifier son maintien à la tête du club :
- Sa longévité comme preuve d’engagement, là où d’autres présidents auraient cédé
- La continuité d’un projet malgré les saisons difficiles
- Sa volonté affichée de ne pas abandonner le FC Nantes à des moments charnières
- Un attachement au club qu’il présente comme supérieur aux intérêts personnels
Difficile de ne pas voir dans ces mots une forme d’auto-légitimation. Mais difficile aussi de nier que, dans le foot professionnel français, rester président d’un club Ligue 1 pendant presque deux décennies relève d’une résistance peu commune.
Un club sous tension : entre instabilité sportive et questions financières
Derrière les déclarations tonitruantes, il y a une réalité sportive et économique qui colle aux basques du FC Nantes depuis plusieurs saisons. Le club navigue dans les eaux agitées du bas de tableau, et chaque mercato devient une opération à hauts risques. On sait par exemple que Gourvennec réclame 2 M€, ce qui met directement le mercato en danger. Ce genre de friction interne ne simplifie pas la gestion globale du club.
Depuis 2007, Waldemar Kita a traversé des descentes en Ligue 2, des remontées, des changements d’entraîneurs à la pelle — plus de vingt techniciens ont occupé le banc nantais sous sa présidence. Ce chiffre, à lui seul, raconte quelque chose. Pas forcément ce que le président souhaiterait qu’il raconte.
| Période | Situation sportive | Entraîneur(s) emblématique(s) |
|---|---|---|
| 2007–2012 | Instabilité, descente en L2 (2011) | Jean-Louis Garcia, Michel Der Zakarian |
| 2013–2018 | Remontée et stabilisation en L1 | Michel Der Zakarian, Sergio Conceição |
| 2019–2022 | Maintiens difficiles, finale de Coupe de France 2022 | Christian Gourcuff, Antoine Kombouaré |
| 2023–2026 | Lutte pour le maintien, tensions institutionnelles | Mehrems, Gourvennec |
La constante dans tout ça ? Waldemar Kita. Toujours là. On peut le critiquer sur les techniques, sur les choix sportifs, sur la communication parfois chaotique. Mais l’homme ne part pas. Et dans un sport où les propriétaires claquent la porte au moindre coup de vent, ça mérite au moins d’être noté.
Les supporters, eux, restent partagés. Une partie de la Tribune Loire demande son départ depuis des années. D’autres reconnaissent, souvent à demi-mot, que sans lui, le club aurait peut-être disparu dans les méandres des finances précaires du football de province français. Il ne faut pas oublier que le FC Nantes a failli descendre en National il y a quelques années, avant une remontée qui doit beaucoup aux décisions — controversées, mais réelles — de sa direction.
Ce que ces déclarations disent vraiment du projet Kita
Kita qui se compare implicitement à ceux qui auraient abandonné, c’est aussi une façon de repositionner le débat. Plutôt que de répondre aux critiques sur les résultats, il choisit de placer la question sur le terrain de l’engagement et du courage. Stratégie rhétorique classique, mais efficace.
Ce qui manque dans ce discours, c’est une vision articulée pour l’avenir. Dire qu’on n’a pas fui, c’est bien. Expliquer où l’on va, c’est mieux. Les fans du FC Nantes méritent les deux. Et ceux qui suivent le club depuis les années 1980, du temps du jeu à la nantaise d’Henri Michel, savent très bien faire la différence entre un président qui tient bon et un projet sportif cohérent.
La vraie question qui plane : jusqu’où Waldemar Kita est-il prêt à aller pour remettre le FC Nantes sur les rails d’un football ambitieux, celui qui a fait la réputation du club bien avant son arrivée ? Les déclarations d’hier ne suffisent pas à y répondre. Mais elles confirment une chose — le président n’a pas dit adieu. Et dans le foot d’aujourd’hui, ça peut aussi vouloir dire quelque chose.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
