Vahid Halilhodzic révèle avoir été remercié par Waldemar Kita après la défaite face à Auxerre

Deux hommes d'affaires discutent dans un couloir moderne

Cinq points. C’est l’écart qui sépare le FC Nantes de l’AJ Auxerre, 16e et barragiste, après ce match nul frustrant à l’Abbé-Deschamps (0-0) le 11 avril 2026. Autant dire que la situation des Canaris vire au cauchemar. Et au milieu du chaos sportif, une révélation inattendue de Vahid Halilhodzic en conférence de presse après le match — Waldemar Kita l’aurait personnellement remercié ce soir-là.

Un « merci » de Kita qui résonne comme un signal fort

Personne ne s’y attendait vraiment. Face aux journalistes, l’entraîneur franco-bosnien a lâché une confidence qui a immédiatement électrisé les timelines. « Le président Waldemar Kita m’a dit « merci » ce soir », a déclaré Halilhodzic, visiblement touché par ce geste. Une phrase courte, mais lourde de sens quand on connaît le contexte.

Il faut rappeler comment ce technicien de 73 ans est arrivé sur le banc nantais. Pas par ambition personnelle, pas pour relancer une carrière. Par devoir, presque. « Je suis vraiment venu pour essayer de donner un coup de main dans une situation presque dramatique », a-t-il confié. Ce qui l’avait d’abord retenu ? Sa propre hésitation. Il avait même envoyé une lettre de refus poli — « non merci, allez Nantes » — avant que la direction insiste au point de le faire changer d’avis.

Ce retournement de situation dit quelque chose sur l’état de panique qui régnait alors dans le club. Quand un entraîneur chevronné, vainqueur de la CAN 2012 avec la Zambie et finaliste de la CAN 2014 avec la Côte d’Ivoire, hésite à prendre le poste, c’est rarement bon signe. Et le remerciement de Kita ce soir-là ? Difficile de savoir si c’est un signe de continuité ou d’adieu. Je suis honnête : cette formule de politesse en fin de soirée me laisse avec plus de questions que de réponses.

Une prestation qui aurait mérité mieux que ce 0-0

Sur le fond, Halilhodzic n’a pas cherché à noyer le poisson. La frustration était palpable, et il l’a exprimée sans détour. « On est venu ici pour gagner. Je pense que les gars ont fait un bon match », a-t-il dit. Mais un bon match sans but, ça reste un point perdu dans une course au maintien où chaque unité compte triple.

Il a pointé quelques détails techniques qui ont fait la différence — ou plutôt, qui ont empêché d’en faire une. Le terrain glissant d’Auxerre a joué des tours aux joueurs nantais : passes imprécises, décalages ratés, occasions gâchées. « Quelques passes mieux ajustées auraient permis de faire la différence », a-t-il regretté.

Voici comment Halilhodzic a résumé l’état d’esprit de son groupe en quelques points clés :

  • Une prestation collectivement supérieure au match contre Metz
  • Des occasions franches non concrétisées
  • Un engagement total malgré les circonstances
  • Une frustration assumée, sans chercher d’excuses

« Après le match, je les ai félicités. Leur prestation n’avait rien à voir avec celle de Metz », a-t-il précisé. Le message est clair : les joueurs ont fourni des efforts, le cadre de jeu était mieux respecté. Mais dans ce genre de match à six points, dominer sans tuer le match, c’est souvent plus dangereux que de subir en bloc.

Le classement qui fait mal : Nantes dans la zone rouge

Derrière les déclarations, les chiffres ne mentent pas. Le FC Nantes reste 17e au classement de Ligue 1, premier club relégable, après ce résultat nul à Auxerre. L’AJA, elle, conserve sa place de barragiste avec cinq points d’avance. Cinq points à cinq journées de la fin — et encore, si le calendrier le permet — c’est un gouffre dans ce type de situation.

Club Position Points Statut
AJ Auxerre 16e FCN + 5 Barragiste
FC Nantes 17e Premier relégable

Ce match à l’Abbé-Deschamps était précisément ce que tout le monde appelait une petite finale. Nantes avait l’opportunité de revenir à deux points d’Auxerre. Raté. Et la dynamique psychologique dans ce genre de course au maintien, c’est fréquemment aussi déterminant que les points au compteur.

« On a donné tout ce qu’on pouvait. Je suis frustré car on a eu des occasions mais on les a manquées », a conclu Halilhodzic. Difficile de lui donner tort sur l’intensité mise, mais le réalisme devant le but manque cruellement depuis plusieurs semaines.

Ce que ce « merci » change — ou ne change pas — pour la suite

Un remerciement en conférence de presse, c’est parfois une façon douce d’annoncer la fin d’une aventure. Je ne vais pas faire semblant de ne pas y avoir pensé en écoutant cette déclaration. La relation entre Halilhodzic et Kita semble respectueuse, mais dans le foot, la reconnaissance n’a jamais protégé un banc de touche.

Ce qui est certain : la mission pour laquelle le technicien a accepté de revenir — sauver le FCN d’une relégation en Ligue 2 — n’est pas encore remplie. Et le temps presse sérieusement. Chaque point lâché resserre l’étau un peu plus.

Plutôt que de se focaliser sur le symbole de ce « merci », l’urgence est de convertir les occasions en buts. C’est là que tout se joue maintenant. Pas dans les échanges polis d’après-match. Halilhodzic le sait mieux que personne : dans ce métier, les remerciements s’oublient vite si les bilans ne suivent pas.

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