Je me souviens de ces dimanches où mon père scrutait les résultats du FC Nantes en pestant contre les moyens limités du club. Aujourd’hui, en 2025, la question du financement du club se pose avec encore plus d’acuité. Waldemar Kita, propriétaire depuis 2007, possède une fortune estimée à 550 millions d’euros selon Challenges. Pourtant, face à l’internationalisation du championnat français, cette situation fait figure d’exception. Onze clubs de Ligue 1 sont désormais entre les mains d’investisseurs étrangers ou bénéficient de capitaux venus d’ailleurs.
Ce qui me frappe le plus dans cette histoire, c’est que Kita n’a jamais fermé la porte aux investisseurs. Contrairement aux apparences, il se montre ouvert à l’idée d’accueillir des capitaux, mais à condition qu’ils apportent une véritable plus-value. Dans mes discussions avec certains supporters historiques, j’ai compris que cette prudence n’était pas qu’une posture. Le président l’affirme clairement : s’il reçoit une proposition crédible, avec des moyens solides, il acceptera immédiatement.
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ToggleUne ouverture conditionnée par la crédibilité des projets
En examinant les archives récentes, j’ai retrouvé plusieurs tentatives d’approche qui n’ont jamais abouti. Un fonds d’investissement britannique en 2019, puis le Collectif nantais avec une offre de 80 millions d’euros en décembre 2023 que Kita affirme n’avoir jamais reçue officiellement. Pour lui, ces approches manquaient de sérieux, comme des acquéreurs qui voudraient acheter sans avoir l’argent.
Vincent Chaudel, fondateur de l’Observatoire du sport business, m’a aidée à comprendre pourquoi Nantes reste attractif malgré tout :
- Un centre de formation reconnu et dynamique
- Une équipe féminine évoluant en D1
- Un bassin de population conséquent en Loire-Atlantique
- Un palmarès historique avec huit titres de champion
- La Beaujoire, stade emblématique à fort potentiel
Ce qui m’interpelle, c’est que Kita ne court pas après les investisseurs. Il n’y a pas d’urgence à vendre, contrairement au Racing Club de Strasbourg qui a cherché la sécurité auprès de BlueCo. Le club assure son équilibre financier, notamment en réduisant sa masse salariale pour respecter les exigences de la DNCG après la chute des droits télévisuels.
Des valeurs françaises à préserver selon le propriétaire
J’ai été surprise par la dimension patrimoniale que Kita accorde au football français. Pour lui, il ne s’agit pas uniquement d’argent mais aussi de préserver une culture et un savoir-faire hexagonal. Son inquiétude porte sur l’exode des jeunes talents vers l’étranger dès l’âge de 14-15 ans.
| Type d’investissement | Position de Kita |
|---|---|
| Vente totale du club | Ouvert si projet solide et crédible |
| Actionnaire minoritaire | Favorable avec apport réel |
| Multipropriété internationale | Pas une priorité recherchée |
Cette approche prudente reflète bien la philosophie d’un homme d’affaires habitué à s’associer intelligemment dans ses entreprises. Kita ne s’oppose pas à l’évolution du football moderne, il souhaite simplement que celle-ci se fasse avec des partenaires responsables. En attendant, le FCN navigue entre la 7e et 10e place potentielle, loin de la course à l’Europe mais avec une identité préservée. Cette posture fait du club nantais un cas atypique dans le paysage actuel du football français.

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.
