Saint-Symphorien, dimanche 5 avril 2026, 17h15. Le dernier de Ligue 1 reçoit le 17e. Sur le papier, un duel de mal-classés qui sent le soufre. Dans les faits ? L’un des matchs les plus rageants de cette 28e journée. Le FC Metz a tout donné. Anthony Lopes, lui, a tout pris. Score final : 0-0 entre le FC Metz et le FC Nantes. Un bilan qui fait mal, très mal, aux Grenats.
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ToggleUne entame messine étincelante, Nantes sauvé par Lopes
Dès la première minute, le ton est donné. Jessy Deminguet lâche une belle frappe, déviée en corner par un défenseur nantais. Sur le coup de pied de coin qui suit, Koffi Kouao écrase une lourde reprise qu’Anthony Lopes détourne avec difficulté. Le gardien portugais est déjà chaud. Metz joue vite, proprement, avec des combinaisons à trois qui font mal.
À la 11e minute, Giorgi Tsitaishvili sert Deminguet dans la surface. Sa reprise du gauche est magistralement détournée par un Lopes décidément très inspiré. Puis, à la 19e, Kouao récupère le ballon avec rage, trouve Bouna Sarr sur le côté droit, qui remet à Gauthier Hein — lequel rate sa reprise. Frustrant.
Voici les temps forts de la première mi-temps côté messin :
- 2e : frappe de Kouao repoussée par Lopes
- 11e : reprise de Deminguet brillamment détournée
- 15e : combinaison messine, frappe ratée de Tsitaishvili
- 19e : Hein ne cadre pas dans la surface
- 43e — Bouna Sarr seul face à Lopes, bat son record… d’occasions manquées
- 44e : Diallo rattrapé par un défenseur alors qu’il filait seul au but
À la 39e, retournement de situation — carton rouge direct pour Tylel Tati, auteur d’un geste non maîtrisé sur Koffi Kouao. Les Nantais finissent la rencontre à dix. Le scénario semble écrit pour Metz. Sauf que Bouna Sarr, seul face à Lopes à la 43e, perd deux fois son duel. Hallucinant. À la pause, rien au tableau d’affichage. Et pourtant, quelle domination messine.
Deuxième acte : deux buts refusés, un nul immérité
Nantes effectue un double changement à la reprise : Ganago et Centonze laissent leur place à Almustrati et Machado. Côté messin, Benoît Tavenot — qui avait retenu un groupe de 20 joueurs pour ce match — continue de faire confiance à ses titulaires. Les Grenats poussent, mais peinent à trouver l’ouverture face à un bloc nantais bien regroupé.
À la 67e minute, le stade retient son souffle — Gauthier Hein marque enfin. Sauf que le but est refusé pour hors-jeu d’Habib Diallo. La vanne ne s’ouvre pas. Francis Coquelin écope d’un carton jaune à la 63e pour une faute sur Hein, avant de céder sa place à Sissoko à la 84e. Pape Sy, lui, gagne son duel face à Guirassy à la 88e.
| Minute | Action | Joueur(s) |
|---|---|---|
| 49e | Perte de balle, contre nantais évité | Mboula / Sané |
| 67e | But refusé (hors-jeu) | Hein / Diallo |
| 76e | Coup franc repoussé, Lopes intervient | Hein / Lopes |
| 84e | Tête non cadrée au second poteau | Diallo / Mbala |
| 90e+3 | Coup de tête frôlant le poteau de Lopes | Lucas Michal |
| 90e+4 | But refusé (hors-jeu) | Hein |
Et puis arrive la 90e+4. Gauthier Hein pense offrir la victoire dans les ultimes secondes. Le stade explose. Mais la VAR intervient : le milieu messin était en position de hors-jeu. Fin de match. 0-0. Un bilan amer pour des Grenats qui ont tout tenté, avec un homme de plus pendant plus d’une heure.
Le contexte et l’enjeu : huit points de retard, une situation critique
Ce nul entre Metz et Nantes s’inscrit dans une 28e journée chargée. Le même soir, Auxerre avait partagé les points avec Le Havre (1-1). Résultat — le FC Metz accuse désormais huit points de retard sur le barragiste auxerrois. Chaque point perdu ressemble à une marche de plus vers la sortie.
Côté historique, une stat à retenir : avant ce match, Metz n’avait perdu aucune de ses sept dernières réceptions de Nantes en Ligue 1 (3 victoires, 4 nuls). Une série d’invincibilité à domicile préservée, certes, mais qui ne console pas grand monde ce soir à Saint-Symphorien.
L’arbitre Jérôme Brisard, 40 ans, officiait pour la première fois face aux Grenats cette saison. Sa dernière rencontre impliquant Metz remontait au 2 juin 2024 — le match barrage retour contre Saint-Étienne (2-2). Le souvenir n’est pas doux non plus. Il était assisté d’Alexis Auger et Aurélien Drouet, avec Cyril Gringoire à la VAR.
Fabien Centonze, ex-défenseur messin de retour de blessure au genou, était titulaire côté nantais. Un clin d’Å“il cruel du calendrier. Lui qui connaît Saint-Symphorien comme sa poche a participé à museler son ancienne équipe pendant 46 minutes, avant d’être remplacé à la pause.
Ce 0-0 ne trompe personne : Metz méritait largement mieux. L’efficacité — ou plutôt son absence — reste le talon d’Achille des hommes de Tavenot. Dominer, créer, tenter… sans jamais conclure. Face à un FC Nantes réduit à dix et peu convaincant, c’est tout simplement inexplicable sur le plan comptable. La prochaine fois, il faudra mettre ces occasions-là au fond.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
