Dimanche 19 avril 2026, la Beaujoire retenait son souffle. Un but dès la 10e minute, une expulsion contestée, et un dernier corner qui frôle la délivrance à la 97e minute. Le FC Nantes n’a pas gagné. Encore. Ce nul face à Brest (1-1) a le goût amer d’une occasion manquée, peut-être même d’une défaite déguisée.
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ToggleUn Mostafa Mohamed étincelant, mais un scénario impitoyable
Le match commence pourtant exactement comme on l’espérait côté jaune et vert. Dès la 10e minute, Francis Coquelin remporte son duel au pressing à l’entrée de la surface brestoise. Mostafa Mohamed récupère le ballon côté droit, s’oriente avec sang-froid et enroule une frappe somptueuse dans le petit filet opposé. 1-0, beau comme un geste de gala.
Brest répond un quart d’heure plus tard. Chardonnet centre pour Del Castillo au second poteau, seul, qui allume Lopes d’une belle tentative. Le gardien nantais s’interpose avec autorité, magnifique parade. Les Finistériens dominent les débats, mais les Canaris, appliqués et bien organisés, sortent vite sur leurs adversaires et repartent vers l’avant dès la récupération. Lepenant, sérieux et méthodique, illustre parfaitement cet état d’esprit.
La seconde période débute sur les chapeaux de roues : Lopes s’impose encore face à Lascary parti seul (46e). Dans la foulée, les Nantais enchaînent les tentatives : Tabibou à la 48e, Cozza dans la même minute, Leroux à la 49e et Lepenant à la 52e cherchent le but du break. Aucun ne trouve la faille. C’est frustrant, car ce deuxième but aurait tout changé.
| Minute | Événement | Joueur |
|---|---|---|
| 10e | But FC Nantes | Mostafa Mohamed |
| 46e | Parade décisive | Lopes |
| 65e | Expulsion | Tabibou |
| 68e | Expulsion | Vahid Halilhodzic |
| 94e | But Brest | Chardonnet |
La VAR, l’expulsion et le match qui bascule
À l’heure de jeu, tout déraille. Chotard lance Zogbé en profondeur dans le dos de la défense nantaise. Tabibou stoppe l’attaquant brestois. L’arbitre M. Paradis sort d’abord un carton jaune, puis la VAR intervient. Après plusieurs minutes de consultation, le jaune devient rouge : Tabibou est considéré comme dernier défenseur ayant annihilé une occasion de but manifeste. Le FCN se retrouve à dix contre onze.
La tension monte brusquement d’un cran. Les fautes s’accumulent, le banc s’embrase. Vahid Halilhodzic est expulsé à son tour à la 68e après avoir exprimé haut et fort son désaccord avec le corps arbitral. On connaît le personnage — il n’a jamais mâché ses mots. Malgré tout, les Jaunes et Verts résistent. La Beaujoire, enfin réveillée, les pousse. Pendant plus de vingt minutes à dix, le verrou tient.
Puis viennent les neuf minutes d’arrêts de jeu. Irrespirables. À la 94e, Chardonnet surgit de la tête sur coup de pied arrêté et trompe Lopes. Le but tombe au pire moment imaginable, celui où on croyait avoir souffert pour rien. Pourtant, les Nantais ne lâchent pas. Sur corner, Cozza (96e) puis Ali Youssuf (97e) frôlent l’exploit. La Beaujoire tremble. Ça ne rentre pas. Rageant.
17e au classement : le compte à rebours est lancé
Ce résultat nul est le troisième consécutif pour le FC Nantes, et cette série de points partagés commence à peser très lourd. Trois fois de suite, les Canaris ont laissé filer la victoire alors que la dynamique du match leur était favorable. Ce n’est plus de la malchance, c’est un pattern qui interpelle.
Au classement, la situation est limpide et préoccupante :
- Le FC Nantes reste 17e, en zone de relégation.
- Auxerre, 16e, compte cinq points d’avance.
- Le calendrier à venir est chargé, chaque match vaut de l’or.
Cinq points en quelques journées, c’est rattrapable — mais pas en multipliant les résultats nuls. Il faudra gagner des matchs. Plusieurs. Et ce n’est pas un détail quand on sait la pression que représente le maintien en Ligue 1 pour un club comme Nantes, fondateur du championnat de France et cinq fois champion. L’histoire du club mérite mieux que cette angoisse printanière.
Ce que ce match dit de la vraie nature des Canaris
Si je devais retenir une chose de cette soirée, ce serait l’orgueil collectif affiché à dix contre onze. Il y a quelque chose de profondément nantais dans cette façon de jouer, de ne pas renoncer, de chercher le but jusqu’à la dernière seconde même dans l’adversité. Ce n’est pas un hasard — la culture offensive du club, celle qui a produit des légendes comme Jean-Paul Bertrand-Demanes, laisse des traces profondes dans l’ADN du FCN.
Le problème n’est pas l’envie ni l’état d’esprit. Le problème, c’est la conversion des occasions. Tabibou, Cozza, Leroux, Lepenant en seconde période : quatre tentatives en quatre minutes sans trouver le chemin des filets. Et puis Ali Youssuf à la 97e, à deux doigts de faire exploser la Beaujoire. Ce foot offensif, généreux, qui ne calcule pas, c’est exactement ce qui séduit depuis des décennies. Mais à cinq points du maintien, il faut aussi être efficace.
La suite du calendrier dira si ce groupe est capable de transformer cette combativité en points. Le potentiel est là. La lucidité aussi, visiblement. Ce qu’il manque encore, c’est ce petit rien qui fait la différence entre un beau récit et un triste épilogue.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
