| Fondé
en 1943, le FC Nantes accède à la Première
Division vingt ans plus tard, en 1963. Depuis,
il s’est imposé comme l’un des plus prestigieux
clubs de France, remportant le championnat
à huit reprises et trois fois la Coupe de
France. Les Canaris se sont également
forgés un solide palmarès Européen, même
si aucune victoire dans une compétition
continentale n’est à mettre à leur actif. FCNhisto.fr vous propose de revenir
de manière chronologique, sur le glorieux
passé du FCN.
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| 1943
(21 avril) :
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| Naissance
du FOOTBALL CLUB de NANTES, résultat de
la fusion de six clubs de la région (Saint-Pierre,
ACBL, Batignolles, ASON, SNUC section football
et Mellinet). Marcel Braud en est le
premier président, Aimé Nuic le premier
entraîneur.
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| 1943-1944 :
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| Première
saison officielle du club, qui évolue dans
le Championnat de France amateurs (zone
ouest). Terminant deuxième, il obtient le
droit d’évoluer dans la division supérieure.
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| 1944-1945 :
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| Sur
la lancée de sa précédente montée, le FC
Nantes décroche trois titres durant la même
saison : Champion de la Ligue d’Anjou, Champion
de l’Ouest et Vainqueur de la Coupe de l’Ouest.
En accédant ainsi en deuxième division,
l’objectif initial fixé par les dirigeants
est atteint en seulement deux ans.
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| 1945
à 1947 :
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| Les
Canaris vivent leurs deux premières saisons
en deuxième division et se classent cinquièmes,
puis huitièmes. Les débuts sont encourageants
mais insuffisants pour un club de cette
ambition. Il faut rejoindre l’élite au plus
vite !
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| 1947
à 1963 :
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| Le
FCN se structure de plus en plus, mais s’attarde
toujours en D2. De nombreux entraîneurs
ont succédé à Aimé Nuic, mais aucun n’a
réussi à faire monter le club. Il faut attendre
1960 et l’arrivée d’un certain José Arribas
pour que les choses se précisent. Il lui
faut trois saisons pour réussir, là où ses
prédécesseurs ont échoué. Au terme de l’exercice
1962/1963, le FC Nantes intègre enfin la
Division 1.
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| 1963-1964 :
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| Pour
leur première saison parmi l’élite, les
Jaunes terminent huitièmes et échouent aux
portes de la finale de la Coupe de France.
Le coup d’essai s’est donc avéré un coup
de maître !
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| 1964-1965 :
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| Premier
titre de Champion de France ! La France
découvre une jeune équipe talentueuse, pratiquant
un football collectif, rapide et précis.
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| 1965-1966 :
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| Et
comme pour prouver que ce premier titre
ne doit rien au hasard, le club décroche,
pour sa troisième saison en D1, son deuxième
titre de Champion de France. Il s’incline
cependant en finale de la Coupe de France,
face à Strasbourg (1-0).
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| 1966
à 1970 :
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| Le
FCN vit quatre saisons vierges de trophées,
ne réalisant néanmoins pas des saisons catastrophiques
(2e, 7e, 10e et 10e). En 1969/1970, il joue
une seconde finale de Coupe de France, qu’il
perd à nouveau (5-0 face à Saint-Etienne).
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| 1972-1973 :
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| Les
Canaris continuent d’étoffer leur palmarès
national et deviennent pour la troisième
fois de leur histoire, Champions de France.
Encore une fois finalistes de la Coupe de
France, ils ne connaissent cependant pas
plus de réussite que lors de leurs deux
précédentes participations et cèdent la
victoire à Lyon (2-1). On parle déjà du
syndrome de la Coupe…
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| 1976-1977 :
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| Cette
nouvelle saison est marquée par le départ
de José Arribas, après seize années de bons
et loyaux services. Celui à qui le club
doit sa montée en première division est
remplacé par Jean Vincent qui va, d’entrée,
offrir un quatrième titre national au club.
Quadruples Champions de France, les Canaris
courent cependant toujours derrière une
première victoire en Coupe de France.
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| 1978-1979 :
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| Celle-ci
va enfin intervenir en 1979. Le 16 juin
très précisément, le FCN ramène le prestigieux
trophée dans la Cité des Ducs, en battant
en finale les valeureux amateurs d’Auxerre
(4-1, ap).
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| 1979-1980 :
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| Saison
faste pour le FC Nantes. En terminant avec
trois points d’avance sur son dauphin, Sochaux,
le club conquiert le cinquième titre de
Champion de France de son histoire. Il réalise
également un parcours mémorable en Coupe
des Coupes, n’échouant qu’au stade des demi-finales,
face à Valence.
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| 1982-1983 :
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| Arrivé
à l’aube de la saison 1981/1982, en remplacement
de Jean Vincent, parti, Jean-Claude Suaudeau
tente de pérenniser le club au sommet de
la hiérarchie Française. Et il y parvient
plutôt bien, remportant le championnat 1982/1983.
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| 1984
(8 mai) :
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| Inauguration
du Stade de la Beaujoire, symbole de la
vision de grandeur qu’ont les dirigeants
pour le club.
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| 1988
à 1992 :
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| Jean-Claude
Suaudeau est remplacé au poste d’entraîneur
par Miroslav Blazevic. Mais le Bosniaque
est loin de rencontrer le succès attendu,
terminant deux saisons de suite dans le ventre
mou du classement. Son aventure sur les
bords de l’Erdre va donc tourner court et
c’est… Jean-Claude Suaudeau qui, en janvier
1991, va reprendre en main les destinées
du navire FCN.
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| 1992 :
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| Le
FC Nantes est rétrogradé en deuxième division
par la DNCG pour d’énormes difficultés financières.
Mais l’arrivée du président Guy Scherrer
et le combat acharné des dirigeants vont
changer la donne. Convaincue, la DNCG décide
de réintégrer le club parmi l’élite. Le
FOOTBALL CLUB de NANTES (F.C.N.) devient
alors le FOOTBALL CLUB de NANTES ATLANTIQUE
(F.C.N.A.).
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| 1992-1993 :
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| Il
s’agit donc désormais de reconstruire. De
nouveaux noms sortent de la Jonelière. Ils
s’appellent Loko, Pedros, Ouédec, Makélélé,
Karembeu, et font du football, un spectacle.
Tous les terrains de France restent en admiration
devant le talent et la complicité de ces
jeunes garçons. Les Canaris terminent la
saison en cinquième position et manquent
de peu un nouveau triomphe en Coupe de France
(défaite en finale 3-0 contre le PSG). En
un an, Nantes est passé du cauchemar au
rêve.
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| 1994-1995 :
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| Arrivée
au sommet de sa gloire la nouvelle génération
du club permet au club de triompher une
septième fois en championnat. Trop fort
pour ses adversaires, le FCNA fait exploser
tous les records : meilleure attaque (71
buts), meilleure défense (34 buts), meilleur
buteur (Patrice Loko, 22 buts), record d’invincibilité
en D1 (32 matches sans défaite).
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| 1995
à 2000 :
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| Les
cinq saisons consécutives au titre, sont
moyennes, sans toutefois être catastrophiques.
On retiendra surtout la « Remontée Fantastique »
en 1996/1997, qui aboutira sur la retraite
de Jean-Claude Suaudeau, remplacé par son
fidèle élève, Raynald Denoueix et deux victoires
en Coupe de France, constituant les deuxièmes
et troisièmes succès dans cette compétition
(1-0 face à Sedan en 1998/1999 et 2-1 face
à Calais en 1999/2000).
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| 2000-2001 :
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| Sur
la lancée de son succès en Coupe de France,
le FC Nantes remporte son huitième titre
de Champion de France. C’est la preuve que
la formation est plus que jamais la valeur
sûre du club (sept des onze titulaires habituels
sont issus de la Jonelière).
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| 2001
à 2005 :
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| S’ensuit
à ce titre, une reprise du club par la Socpresse.
Cette dernière permet un recrutement solide
dès l’intersaison 2001/2002 (Pierre-Yves
André et Olivier Quint débarquent). Mais
les points positifs s’arrêtent là. En proie
à des difficultés financières, le repreneur
du FCN est lui-même racheté par le groupe
Dassault qui devient par conséquent, l’actionnaire
majoritaire du club. Résultat : la mise
en fonction en qualité de président de Jean-Luc
Gripond. Depuis cette arrivée, les Canaris
n’ont jamais réussi à retrouver le haut
du tableau, évitant même de manière miraculeuse
la relégation sportive en 2004/2005.
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| 2005-2006 :
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| Changement
à la
tête
du FC
Nantes.
Jean-Luc
Gripond
est
remplacé
par
Rudi
Roussillon,
même
si le
premier
cité
est
conservé
dans
le staff
administratif.
Sur
le terrain,
Mickaël
Landreau
et Jérémy
Toulalan
sont
conservés,
mais
ne pourront
empêcher
le club
de terminer
à une
modeste
quatorzième
place,
loin
des
objectifs
initiaux.
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| 2006-2007 :
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| A
l’intersaison,
pas
moins
de six
joueurs
sont
recrutés
(Vladimir
Stojkovic,
Eric
Cubilier,
Adriano,
Alioum
Saïdou,
Nourdin
Boukhari
et Christian
Wilhelmsson).
Mais
cette
politique
de recrutement
massif,
au profit
de celle
qui
met
en avant
la formation,
s’avèrera
finalement
un cuisant
échec.
Le club
vit
une
saison
noire.
Les
recrutements
au Mercato
hivernal
de Fabien
Barthez,
Jaouad
Zaïri
et Luigi
Pieroni
n’y
feront
rien.
Après
quarante-quatre
saisons
passées
au plus
haut
niveau,
la Maison
Jaune
est
reléguée
en Ligue
2.
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| 2007-2008 :
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| Démissionnaire,
Rudi
Roussillon
est
remplacé
par
Luc
Dayan,
qui
assurera
la transition
jusqu’à
la reprise
du club
par
Waldemar
Kita,
en début
de saison.
Dans
le même
temps,
de nombreux
joueurs
sont
recrutés
en grande
partie
par
Xavier
Gravelaine
(Olivier
Thomas,
Yoann
Poulard,
Rémi
Maréval,
Harlington
Shéréni,
David
De Freitas
et Nicolas
Goussé).
Ces
hommes,
rejoints
à la
trêve
hivernale
par
Stefan
Babovic
et Filip
Djordjevic,
seront
les
grands
artisans
de la
remontée
immédiate
du club,
qui
intervient,
donc,
au terme
d’un
exercice
marqué
par
le sérieux
et la
rigueur,
mais
où le
jeu
aura
cruellement
fait
défaut.
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| 2008-2009 :
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| Le
retour
en Ligue
1 se
voulait
grandiose,
il se
sera
avéré
morose.
Après
une
saison
dramatique,
le FC
Nantes
retrouve
le chemin
de la
seconde
division.
Cette
fois-ci,
les
regrets
ne sont
pas
au rendez-vous.
Le club
et son
actionnaire-président
récoltent
ce qu'ils
ont
semé
à coups
de changements
d'entraîneur
(Michel
Der
Zakarian,
Christian
Larièpe
et Elie
Baup
se succèdent
tour
à tour
sur
le banc
nantais)
et de
choix
sportifs
incohérents
(recrutement
calamiteux
et mise
à l'écart
des
meilleurs
éléments
du centre
de formation
notamment).
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| 2009-2010 :
|
| Malgré
un bon
départ
en championnat
qui
laisse espérer
une
remontée
immédiate,
le FC
Nantes
ne tarde
pas
à s'effondrer
et à
sombrer
dans
les
bas
fonds
du classement.
Plus
les
journées
s'enchaînent,
plus
le club
voit
ses
chances
de promotion
s'amenuiser.
A ce
rythme,
les
espoirs
de montée
s'effacent
rapidement
au profit
de craintes
de la
relégation.
Qui
sera
finalement
évitée.
Mais
la gestion
du club,
toujours
aussi
déplorable,
laisse
peu
de place
aux
chances
d'un
avenir
meilleur
du côté
de la
Beaujoire...
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| Chronologie
réalisée par Loïc ©
FCNhisto.fr
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