Relégué en Ligue 2 à l’issue d’une saison cauchemardesque, le FC Nantes entre dans une phase de transition qu’on attendait tous. Et les premières ficelles se tirent déjà , bien avant l’ouverture officielle du mercato estival. Johann Lepenant et Louis Leroux sont les deux premiers noms sur la liste des départs. Deux joueurs formés ou révélés sous les couleurs jaune et vert, et qui ne se voient pas écrire leur prochain chapitre en deuxième division.
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ToggleLepenant dans le viseur de Lorient — un transfert à 8 millions
Il y a des saisons où un joueur se révèle vraiment. Pour Johann Lepenant, cet exercice 2025-2026 aura été celui de la confirmation, malgré la descente collective du club. Le milieu de terrain natif de Granville, 23 ans, a livré des prestations solides semaine après semaine — activité débordante, passes précises, présence constante. Exactement le genre de profil qui attire les clubs du top français.
Toulouse suivait déjà son dossier depuis plusieurs mois. Mais c’est Lorient qui a frappé fort, en accélérant brutalement ses démarches selon les informations relayées par But. Les Merlus veulent sécuriser sa signature dès cet été et semblent déterminés à ne pas laisser filer l’occasion. La valeur du transfert gravitait autour des 8 millions d’euros, un montant cohérent avec l’âge du joueur et sa cote sur le marché hexagonal.
Pour le FC Nantes, vendre Lepenant maintenant, c’est encaisser une belle somme avant que la dévaluation liée à l’évolution en Ligue 2 ne commence à peser sur les négociations. Chaque semaine compte dans ce genre de dossier. Et Waldemar Kita le sait mieux que personne — les ventes stratégiques ont toujours été sa façon de naviguer dans les eaux agitées.
Leroux vers Monaco : 13 millions pour une révélation mise de côté
13 millions d’euros. C’est l’estimation de marché pour Louis Leroux, et franchement, quand on repense à sa saison passée, la surprise est relative. Ce polyvalent capable d’évoluer aussi bien dans l’entrejeu qu’en défense avait éclaboussé de sa qualité les matchs des Canaris. Mais cette saison, dans un contexte de lutte permanente contre la relégation, il n’a pas eu le temps de jeu qu’il méritait.
Voilà le paradoxe : Leroux a signé une prolongation jusqu’en 2030, ce qui sécurise le club sur le plan juridique et renforce son pouvoir de négociation. Pourtant, le joueur lui-même n’envisage pas de descendre avec le groupe en Ligue 2. Une position compréhensible pour un talent de son calibre — et l’AS Monaco, convaincue par son potentiel, a manifesté un intérêt sérieux pour l’enrôler dès cet été.
Monaco, c’est pas n’importe quelle destination. C’est un club habitué à recruter des joueurs à fort potentiel pour les faire grandir — quelquefois les revendre, parfois les intégrer durablement. Pour Leroux, c’est une opportunité qui ne se représentera pas deux fois. Et pour Nantes, c’est 13 millions qui tombent au meilleur moment possible.
| Joueur | Poste | Club intéressé | Valeur estimée |
|---|---|---|---|
| Johann Lepenant | Milieu de terrain | Lorient / Toulouse | ~8 M€ |
| Louis Leroux | Milieu / Défenseur | AS Monaco | ~13 M€ |
Une stratégie de ventes massives pour viser 60 millions d’euros
Ces deux premiers départs potentiels ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Lepenant + Leroux = environ 21 millions d’euros directement dans les caisses de la Maison Jaune. Pas négligeable. Mais Kita ne s’arrêtera pas là . Le président nantais a été limpide : descente ou pas, les ventes notables restent au programme.
D’autres profils suscitent déjà des convoitises significatives sur le marché. On parle notamment de :
- Mostafa Mohamed, l’attaquant international égyptien, toujours suivi à l’étranger
- Mathis Abline, dont la progression attire les regards en Ligue 1
- Anthony Lopes, le gardien emblématique en fin de cycle
- Tylel Tati, l’un des plus cotés du groupe, pressenti pour un transfert conséquent
Avec ces dossiers combinés, le FCN espère approcher les 60 millions d’euros de recettes sur ce mercato estival. Une somme qui ne gomme pas la douleur de la relégation, mais qui donne de l’oxygène financier pour préparer une remontée ambitieuse. Parce que rester en Ligue 2 deux saisons, ce n’est pas une option — ni sportivement, ni économiquement.
Construire un effectif compétitif pour la L2 tout en vendant ses meilleurs éléments : l’équation est difficile, mais pas insoluble. D’autres clubs l’ont réussie. Nantes a les ressources humaines et l’histoire pour y arriver — à condition que les recrutements compensatoires soient aussi intelligents que les ventes à venir.
Ce mercato nantais va définir les prochaines années du club
Le beau jeu à la nantaise mérite mieux qu’une errance en deuxième division. Et ce mercato, aussi douloureux soit-il à vivre pour les supporters, va poser les fondations du projet qui doit suivre. Vendre intelligemment, c’est une forme de respect envers l’institution. Brader, ce serait une trahison.
Les décisions prises dans les prochaines semaines — sur Lepenant, Leroux, mais aussi sur les arrivées qui compenseront ces départs — détermineront si Nantes aborde cette saison de Ligue 2 avec l’ambition d’une remontée directe, ou si le club s’installe dans une logique de reconstruction lente. La différence entre les deux, c’est souvent la lucidité des dirigeants au moment où tout s’accélère.
Je retiens surtout ceci : le FC Nantes dispose aujourd’hui d’actifs réels, négociables, et valorisés par le marché. C’est une chance que tous les clubs relégués n’ont pas. L’enjeu, maintenant, c’est de ne pas la gâcher.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
