Je vous emmène dans l’univers intéressant des supporters Olympique Lyonnais, une communauté passionnée qui vibre au rythme des matchs depuis des décennies. Ces passionnés du football se distinguent par leur organisation remarquable en groupes structurés et leur présence spectaculaire lors des déplacements à travers la France et l’Europe. Les Bad Gones constituent l’épine dorsale de ce mouvement, reconnus comme une référence européenne en matière de supporterisme. Leur influence dépasse largement les frontières hexagonales, inspirant de nombreux autres clubs par leur créativité et leur engagement. L’aspect visuel des supporters lyonnais dans les stades frappe immédiatement : banderoles colorées, fumigènes et chants envoûtants transforment chaque rencontre en véritable spectacle. Cette passion collective s’exprime à travers une multitude de groupes aux identités diverses, chacun apportant sa pierre à l’édifice d’une des plus belles ambiances du football français.
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ToggleOrganisation et diversité des groupes de supporters lyonnais
Les Bad Gones, pilier du supporterisme lyonnais
Je commence par vous présenter les Bad Gones, véritable institution du supporterisme français créée en 1987. Cette création historique résulte de la vision commune de trois personnalités marquantes : Chris Taylor, un Anglais passionné de football, Philippe De Vriendt, originaire de Belgique, et Paul Pichon, alors âgé de seulement 18 ans qui devint président du groupe. Leur implantation au Kop virage Nord du stade symbolise leur position dominante dans l’écosystème des supporters de l’OL.
Le slogan « Combattre et Vaincre » résume parfaitement l’état d’esprit de ces 6200 adhérents qui constituent extrêmement le plus grand groupe de supporters de France. Cette impressionnante communauté a su développer une réputation européenne solide, reconnue bien au-delà des frontières nationales. L’année 2007-2008 marqua un tournant symbolique avec la célébration du 20e anniversaire des Bad Gones, démontrant la pérennité de leur engagement envers le club lyonnais.
| Groupe | Année de création | Nombre d’adhérents | Emplacement |
|---|---|---|---|
| Bad Gones | 1987 | 6200 | Kop virage Nord |
| Lyon 1950 | 2009 | 1300 | Virage sud Inférieur |
| Générations OL | 2012 | 370 | Virage sud Intermédiaire |
| Hexagones | 2000 | 320 | Virage sud Inférieur |
Les autres groupes historiques et émergents
L’écosystème des supporters lyonnais ne se limite pas aux Bad Gones. Lyon 1950, créé en 2009, rassemble 1300 adhérents dans le Virage sud Inférieur et représente une force montante du supporterisme gonadin. Ce groupe témoigne du renouveau générationnel qui caractérise les tribunes lyonnaises.
Générations OL incarne parfaitement cette dynamique avec ses 370 membres implantés au Virage sud Intermédiaire depuis 2012. Les Hexagones, nés en 2000, comptent 320 adhérents fidèles qui animent régulièrement les gradins. Brigade Lyon complète ce panorama avec 250 supporters déterminés depuis 2015.
La diversité s’exprime également à travers des groupes plus spécialisés. Handisup OL confirme l’inclusivité du mouvement supporter en accueillant 90 adhérents handicapés en Tribune est depuis 2005. Les Gastrogones 69 apportent une dimension conviviale avec leurs 52 membres en Tribune ouest, tandis qu’O’Elle Club valorise la présence féminine avec 60 supportrices passionnées.
- Amicale des Rouge & Bleu : 100 adhérents au Virage sud depuis 2000
- OL Muséum : 70 passionnés d’histoire depuis 2006
- Dauphigones : 50 membres au Virage sud Intermédiaire depuis 2008
- Les Canuts de l’OL : 33 adhérents récents créés en 2017
Groupes régionaux et nouveau mouvement
L’influence des supporters Olympique Lyonnais dépasse largement les limites géographiques de la métropole. Les Gones 58 représentent fidèlement le club dans la Nièvre, tandis que les Gones 26 portent les couleurs lyonnaises en Drôme, particulièrement à Valence. Cette implantation territoriale témoigne du rayonnement national de l’OL.
Les Septimagones d’Hérépian, les Loups Marchois de la Creuse et les Dauphigones de l’Isère complètent cette géographie passionnelle. Ces groupes régionaux organisent régulièrement des déplacements vers Lyon, créant une véritable communion entre supporters de toutes les régions.
Le mouvement Six-Neuf Pirates symbolise l’évolution contemporaine du supporterisme lyonnais. Ce nouveau groupe se présente comme « totalement apolitique, cosmopolite, ouvert à toutes et à tous, non violent » en réaction aux incidents récents. Malheureusement, certains supporters historiques l’ont mal accueilli, contraignant ce groupe novateur à s’installer au troisième étage du stade pour éviter les tensions.
Défis sécuritaires et réglementations lors des déplacements
Mesures préfectorales et interdictions
Les autorités prennent des mesures drastiques pour encadrer les déplacements des supporters. L’arrêté préfectoral pour le match ASSE-OL du 20 avril 2025 illustre parfaitement ces contraintes sécuritaires. Le préfet de la Loire interdit formellement l’accès au stade Geoffroy-Guichard et la circulation dans Saint-Étienne à toute personne se revendiquant supporter de l’Olympique Lyonnais.
Ces interdictions s’étendent de 8h00 à minuit et concernent des périmètres étendus. Les places du Peuple, de l’Hôtel de Ville, Jean Jaurès et Carnot deviennent zones interdites, ainsi que les abords du stade. Les rues Simone de Beauvoir, de la Tour, route de l’Etrat, Pierre de Coubertin font partie des axes concernés par ces mesures sécuritaires exceptionnelles.
- Interdiction de circulation et stationnement dans le centre-ville stéphanois
- Accès interdit au stade et à ses abords immédiats
- Prohibition des engins pyrotechniques et projectiles potentiels
Incidents récents et tensions
L’incident du 19 septembre au Groupama Stadium révèle les tensions qui traversent certains groupes de supporters. Un jeune homme de 17 ans s’est fait arracher violemment le drapeau algérien qu’il déployait en hommage au retour de Rachid Ghezzal. Vers la 34e minute, deux individus lui ont arraché le drapeau en tenant des propos racistes inacceptables.
Le club a immédiatement réagi en prenant contact avec le jeune supporter pour l’accompagner dans ses démarches judiciaires. Les stadiers lui ont conseillé de déposer plainte, démontrant la politique de tolérance zéro adoptée par l’institution lyonnaise face à ces comportements inadmissibles.
D’autres précédents troublants jalonnent l’histoire récente : insultes racistes lors du déplacement à Bourgoin, arrachage du voile d’une jeune fille lors de la finale de Coupe de France 2024 au Groupama Stadium, et condamnations à des peines de prison ferme contre des membres du groupe la Mezza ayant brandi un drapeau nazi lors d’un match contre Marseille.
Règlements sur les symboles et fragmentations
La réglementation autorise l’introduction de drapeaux étrangers dans le stade uniquement si un joueur du club possède cette nationalité. Cette règle pragmatique évite de nombreuses polémiques tout en permettant aux supporters d’exprimer leur attachement aux joueurs internationaux.
La fragmentation des groupes de supporters pose un défi majeur à l’unité des tribunes lyonnaises. Ces différents niveaux et motivations créent parfois des tensions internes, comme l’agression au couteau subie par un membre des Six-Neuf Pirates par d’autres supporters lyonnais. Cette violence interne illustre les difficultés à maintenir la cohésion dans un mouvement aussi diversifié.
L’Olympique Lyonnais – Site officiel du club OL travaille constamment avec les autorités pour améliorer ces situations et préserver l’ambiance unique des matchs.
- Dialogue permanent entre le club et les forces de l’ordre
- Sensibilisation des supporters aux risques de débordements
- Sanctions disciplinaires contre les comportements inadmissibles

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.
