Le stade Emmanuel Murzeau incarne bien plus qu’une simple enceinte sportive à Fontenay-le-Comte. J’ai toujours été enchantée par ces lieux qui traversent le temps et portent en eux la mémoire collective d’une ville. Quand je pense à ce terrain emblématique, je vois des générations de supporters, des rêves de gamins et des valeurs transmises de vestiaire en vestiaire. La rénovation de 2011 a marqué une renaissance pour ce site chargé d’histoire, permettant au football vendéen de disposer d’un équipement moderne tout en respectant l’héritage du passé. Dans ce billet, je vous propose de découvrir les infrastructures actuelles, l’histoire centenaire du site et les aspects techniques qui font du stade Murzeau une référence locale.
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ToggleLes infrastructures modernes du stade
Lors de ma dernière visite, j’ai été impressionnée par la transformation opérée sur ce site historique. Les quatre mâts d’éclairage de vingt-trois mètres dominent désormais l’enceinte, chacun équipé de huit projecteurs puissants permettant l’organisation de rencontres en soirée. Cette installation répond parfaitement aux exigences du championnat de National et du CFA.
Deux mâts supplémentaires ont été installés pour le terrain annexe, garantissant ainsi des conditions optimales d’entraînement. La billetterie modulaire constitue un aménagement particulièrement astucieux : elle abrite non seulement les guichets d’accès, mais également des toilettes publiques, le local technique de la structure photovoltaïque et même un espace dédié aux candidats au permis de conduire. Cette polyvalence témoigne d’une réflexion intelligente sur l’utilisation de l’espace.
Les Bâtiments de France ont été consultés pour garantir une intégration harmonieuse dans le panorama urbain, entre la Tour Rivalland, l’église Notre-Dame et le Carmel. La phase finale du chantier a vu l’installation des équipements divers : main courante, buts, filets, pare-ballons, fosse pour bancs de touche et marquage du terrain. Tout a été pensé pour répondre aux normes professionnelles exigées.
La pelouse et ses aménagements techniques
La pelouse de neuf mille mètres carrés représente le cœur du dispositif. En discutant avec d’anciens joueurs, j’ai compris à quel point la qualité du terrain influence le jeu. Le travail réalisé ici est remarquable : un décompactage sur trente centimètres de profondeur a été effectué, suivi d’un amendement minutieux pour obtenir une structure parfaitement homogène.
Le système de drainage installé garantit l’évacuation rapide des eaux de pluie, assurant ainsi la praticabilité du terrain même après de fortes précipitations. J’apprécie particulièrement cette attention portée à la durabilité des infrastructures. L’intégration d’un système d’arrosage automatique complète ce dispositif technique, permettant un entretien optimal de la pelouse tout au long de la saison.
Ces aménagements techniques respectent scrupuleusement le cahier des charges du CFA et du championnat de National. Cette conformité aux normes professionnelles ouvre des perspectives sportives intéressantes pour le club vendéen. La pérennité de cette pelouse de qualité est un point fort indéniable pour le développement du football local.
Les travaux de rénovation et leur financement
Le chantier de rénovation s’est déroulé sur six mois, démarrant début mars deux mille onze. L’investissement total de huit cent soixante-quinze mille euros témoigne de l’ambition portée par cette transformation. Ce montant représente un équilibre intelligent entre exigences sportives et maîtrise budgétaire.
Ces travaux d’envergure étaient indispensables pour permettre au stade d’accueillir des compétitions de niveau CFA et National. La coordination avec la construction du Pôle d’Échange Multi-usages avenue du Général de Gaulle a nécessité également la réfection de l’enceinte du stade Emmanuel Murzeau.
Cette simultanéité des projets urbains illustre une vision globale de l’aménagement de Fontenay-le-Comte. La volonté municipale de doter la ville d’équipements modernes tout en maîtrisant les coûts reflète une gestion pragmatique des deniers publics. Le résultat final justifie pleinement cet investissement, offrant aux footballeurs vendéens un outil de travail exceptionnel.
L’inauguration officielle en novembre 2011
Le vendredi onze novembre deux mille onze restera gravé dans la mémoire des supporters fontenaisiens. Après deux mois et demi de fonctionnement effectif, l’inauguration officielle s’est déroulée lors d’un match de gala opposant Caen à Châteauroux. Les Berrichons l’ont emporté trois buts à un face aux Normands.
Le coup d’envoi a été donné du pied gauche par le maire de Fontenay, symbole fort de l’engagement municipal dans ce projet. Pierre Grousson, adjoint aux sports, Hugues Fourage, maire, Loïc Turpeau, président du VFF, et Gilbert Brianceau, président de l’AASF, ont coupé le ruban inaugural, entourés des jeunes recrues du club.
Cette cérémonie marquait l’aboutissement d’un projet collectif. Le premier match officiel à domicile du Vendée Fontenay Football s’était déjà tenu le vingt-sept août deux mille onze face aux Herbiers. Cette rencontre inaugurale avait donné le ton d’une nouvelle ère pour le football vendéen.
Un siècle d’histoire sportive à Fontenay-le-Comte
L’histoire de ce site remonte à mille neuf cent sept, soit un an après que la famille Baron-Latouche ait cédé ses terrains à l’abbé Emmanuel Murzeau. Dès cette époque, le stade Dieu-Patrie proposait une diversité d’activités impressionnante : théâtre, natation, tir, basket et football. Cette polyvalence caractérisait l’esprit associatif de l’époque.
La création de l’Association Artistique et Sportive Fontenaisienne en mille neuf cent quarante-huit constitue un tournant majeur. Le club est devenu propriétaire de l’ensemble immobilier suite au don généreux de l’abbé Murzeau. En mille neuf cent soixante-quatorze, l’Étoile Fontenaisienne s’entraînait et jouait à Dieu-Patrie. Les confrontations entre le SAF et l’Étoile restent des souvenirs intenses pour les anciens supporters.
La fusion des deux clubs rivaux en mille neuf cent quatre-vingt-onze a donné naissance au Fontenay Foot Vendée. Cette union symbolique a mis fin à des décennies de rivalité pour construire un projet commun ambitieux.
Les années de transition
La non-reconduction du contrat entre la ville et l’AASF en mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit a ouvert une période délicate. Durant une dizaine d’années, le stade a été principalement utilisé par les scolaires de Saint-Joseph et Notre-Dame. Cette phase de transition a privé le football local de son écrin historique.
L’année deux mille huit marque heureusement le début d’une relation constructive entre les parties. La signature en deux mille neuf d’un bail emphytéotique de trente ans avec retour à la ville à l’issue a permis de sécuriser l’avenir du site. Cet accord a mis fin aux oppositions et a redonné au stade sa vocation sportive première, ouvrant la voie aux travaux de rénovation.
L’accord entre les parties prenantes
Le contexte de réconciliation entre l’AASF et la ville de Fontenay mérite d’être souligné. Cette volonté commune de trouver un accord a permis au lieu emblématique du sport fontenaisien de retrouver toute sa place dans le paysage local. Les tensions passées, comparables à celles du petit village italien de Brescello, appartenaient désormais au passé.
La nécessité d’un stade aux normes à coût maîtrisé a rendu indispensable un accord en dehors de toute considération partisane ou idéologique. Cette capacité à dépasser les clivages au profit de l’intérêt général témoigne d’une maturité collective. L’entente constructive entre les acteurs a directement permis la réalisation des travaux et la renaissance de ce temple du football vendéen.
La reconnaissance de l’école de football
À la mi-temps du match de gala, l’École de Football du VFF a reçu le Label Qualité échelon Or décerné par la Fédération Française de Football. Cette distinction récompense le travail remarquable effectué par l’encadrement auprès des jeunes footballeurs. Les critères évalués incluaient le fonctionnement, l’accueil, l’encadrement, la fidélisation des effectifs, la promotion de l’esprit sportif et le respect.
Cette reconnaissance officielle témoigne de la qualité de la formation dispensée aux jeunes joueurs du club. L’engagement des éducateurs dans leur mission éducative et sportive porte ses fruits, assurant la transmission des valeurs du football et la formation des talents de demain sur ce terrain historique.

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.
