Mardi dernier, j’ai appris qu’une session de test du VAR avait été organisée à Paris par la Direction de l’arbitrage. Cette initiative visait à plonger les acteurs du football professionnel dans la peau de ceux qui manient l’assistance vidéo. Et autant vous dire que l’information m’a interpellée : imaginez des dirigeants et techniciens de clubs dans ce fameux camion qu’on voit si souvent à la télé !
Une immersion dans l’univers de l’assistance vidéo
Je trouve l’idée absolument brillante. Neuf formations de Ligue 1 ont accepté l’invitation cette année, ce qui représente une belle progression comparée à l’exercice précédent. L’an dernier, seuls trois clubs avaient franchi le pas. Cette fois, des noms prestigieux ont répondu présent : le PSG, l’OM, l’OL, mais aussi Brest, Rennes, le Paris FC, Nice, Toulouse et… notre FC Nantes !
La formule proposée méritait le déplacement. Après un rappel détaillé du protocole et des processus de décision, les participants ont pu manipuler concrètement les outils d’arbitrage vidéo. Six arbitres, dont trois officiant régulièrement en L1 – Benoît Bastien, Thomas Léonard et Guillaume Paradis – les ont accompagnés pendant cette simulation grandeur nature. Ils ont analysé de vraies situations de match, dans les conditions exactes du réel.
| Clubs participants | Absents notables |
|---|---|
| PSG, OM, OL, Brest, Rennes, Paris FC, Nice, Toulouse, Nantes | LOSC |
Une démarche pédagogique qui ne garantit pas l’apaisement
Ce qui me frappe, c’est que la Direction de l’arbitrage déploie des efforts de transparence considérables. Le matin même, les commentateurs et consultants de Ligue 1+ avaient bénéficié d’une session similaire. Cette volonté d’ouvrir les portes du VAR montre qu’on cherche à démystifier un système régulièrement critiqué.
Notez que certains acteurs n’ont pas souhaité participer. Le LOSC, particulièrement virulent ces dernières semaines concernant les décisions arbitrales, brillait par son absence. Je comprends qu’une simple démonstration technique ne suffira jamais à éteindre toutes les polémiques. Les participants eux-mêmes l’ont reconnu : l’expérience était enrichissante, mais elle n’empêchera pas de futures contestations.
Voici les points clés de cette journée :
- Une simulation réaliste avec des arbitres professionnels
- Un rappel complet du protocole VAR
- Une manipulation concrète des équipements
- Des échanges directs avec les décideurs
Une réunion est programmée le 1er décembre entre la Ligue, la direction de l’arbitrage et les représentants des clubs. Ce comité de liaison permettra peut-être d’approfondir ces discussions. Personnellement, je pense que ces moments d’échange constituent des briques essentielles pour améliorer la compréhension mutuelle. Quand on comprend mieux les contraintes de l’autre, on juge différemment. Même si la passion restera toujours plus forte que la raison lors d’un match décisif !

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.

