Vous vous souvenez de cette barre du million d’abonnés franchie par Ligue 1+ ? Je vous avoue que j’ai d’abord applaudi ce lancement, comme beaucoup de fans qui rêvaient enfin d’une plateforme digne de ce nom pour suivre notre championnat. Mais aujourd’hui, je dois vous parler de l’envers du décor. Les clubs français accusent une perte vertigineuse de 35% sur leurs droits télévisuels, et cette réalité glaciale me ramène à une question obsédante : combien touchent vraiment nos équipes avec ce nouveau système ?
Une chute des revenus qui frappe de plein fouet
Prenons l’exemple de l’Olympique Lyonnais, qui nous offre une transparence rare grâce à sa cotation en bourse. Entre juillet et septembre 2025, le club rhodanien n’a perçu que 1,8 million d’euros issus des droits TV, contre 2,8 millions sur la même période l’année précédente. Je trouve cette différence glaçante : un million d’euros évaporé en douze mois, malgré les promesses d’une plateforme qui affiche fièrement ses 1,08 million d’abonnés.
Cette baisse brutale survient dans un contexte où les Gones ont pourtant généré 70,8 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier trimestre 2025-2026, soit une hausse de 7% portée essentiellement par leur mercato. Mais cette progression masque mal la fragilité du modèle économique imposé par la redistribution télévisuelle actuelle.
| Période | Revenus droits TV OL | Évolution |
|---|---|---|
| T1 2024-2025 | 2,8 M€ | – |
| T1 2025-2026 | 1,8 M€ | -35% |
Le paradoxe d’une plateforme performante mais peu lucrative
Je dois reconnaître que Ligue 1+ a réussi son pari technique : 72% de ses abonnés ont choisi une formule annuelle, témoignant d’une vraie fidélisation. La Ligue de football professionnel pilote un produit abouti, avec des offres commerciales attractives qui séduisent le public. Pourtant, la manne financière reste insuffisante pour compenser les pertes générées par la rupture anticipée avec DAZN.
Cette situation crée un double sentiment contradictoire chez moi. D’un côté, je vois une plateforme qui fonctionne et qui pourrait restaurer l’attractivité du championnat. De l’autre, je constate que nos clubs traversent une période de vaches maigres sans précédent, avec des budgets amputés qui menacent leur compétitivité européenne.
Les chiffres publiés par Eagle Football Group, la société pilotée par Michelle Kang, annoncent d’ailleurs un résultat très fortement déficitaire pour l’exercice 2024-2025. Cette conjoncture défavorable rappelle combien les revenus télévisuels constituent une colonne vertébrale fragile pour nos formations professionnelles. Les principales sources de revenus affectées incluent :
- Les versements trimestriels des droits domestiques
- Les primes de diffusion liées aux audiences
- Les compensations liées aux ruptures contractuelles anticipées
Je me demande combien de temps nos clubs pourront supporter cette hémorragie financière avant que cela n’impacte durablement leur capacité à recruter et à performer.

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.

