24 points. C’est le bilan catastrophique du FC Nantes à l’issue de cette saison de Ligue 1, synonyme de relégation en deuxième division. Les Canaris retrouvent ainsi la Ligue 2 pour la première fois depuis 2013, et franchement, le timing ne pouvait pas être pire. Parce qu’au-delà du verdict sportif, c’est le silence assourdissant de la direction qui inquiète vraiment.
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ToggleLa Jonelière dans le flou : Kita aux abonnés absents
Normalement, après une relégation, un club réagit vite. On nomme un entraîneur, on fixe des objectifs, on rassure les partenaires. Au FC Nantes, rien de tout ça. Aucune nomination officielle, aucune ligne directrice annoncée, pas même un successeur à Vahid Halilhodzic — parti en retraite — n’a été désigné. Le vide est total.
Le journaliste Emmanuel Merceron a publié sur X un état des lieux qui fait froid dans le dos. Sa description de la situation interne du club est sans appel : les différents pôles de la Jonelière avancent sans consigne, chaque service fonctionne en autonomie forcée, faute d’interlocuteur crédible. Plusieurs départs ont déjà eu lieu côté administratif. Ce n’est pas une rumeur — c’est documenté.
Waldemar Kita, propriétaire franco-polonais du club depuis 2007, semble avoir disparu du radar. Absent au quotidien, mutique en public, il ne communique plus avec les équipes en place à la Jonelière. Les partenaires commerciaux du club sont très mécontents de ce silence prolongé. Pour un club qui doit se reconstruire de zéro, l’absence de cap est proprement sidérante.
Voici ce que Merceron a littéralement écrit sur le réseau social X :
« Les Kita qui ne communiquent plus avec personne au quotidien à la Jonelière, où chaque pôle avance sans consigne et dans le flou. Aucune stratégie ou objectif pour l’an prochain. Plusieurs départs chez les administratifs. Que se passe-t-il au FC Nantes ? À se demander si les Kita s’intéressent encore au club ? »
Je ne sais pas vous, mais quand je lis ça, je pense immédiatement à un navire sans capitaine. Et un navire sans capitaine en Ligue 2, ça coule.
Une Ligue 2 Ã haute tension pour les Canaris
Le danger, il est aussi sur le terrain. La deuxième division française 2026-2027 s’annonce particulièrement relevée, et les Nantais ne pourront pas se contenter de faire de la figuration. Saint-Étienne, Metz, Montpellier et Reims font partie des clubs qui se retrouveront sur la route des Canaris. Autant de formations avec des moyens, des projets sportifs définis et — surtout — des directions qui fonctionnent.
Comparer les situations de ces clubs à celle du FC Nantes aujourd’hui, c’est édifiant :
| Club | Division 2026-27 | Entraîneur désigné | Projet sportif annoncé |
|---|---|---|---|
| Saint-Étienne | Ligue 2 | Oui | Oui |
| Montpellier | Ligue 2 | Oui | Oui |
| Reims | Ligue 2 | Oui | Oui |
| FC Nantes | Ligue 2 | Non | Non |
Le tableau parle de lui-même. Pendant que la concurrence prépare sa saison, le FC Nantes est encore à chercher ses fondations. Cette saison cauchemardesque a tout remis à plat : le recrutement, le staff technique, l’identité même du projet. Tout est à reconstruire, mais personne ne semble aux manettes pour initier ce chantier.
Pour réussir une remontée directe, plusieurs conditions semblent essentielles :
- Nommer rapidement un entraîneur crédible, avec une connaissance de la Ligue 2
- Définir une politique de recrutement claire avant la fin du mercato estival
- Rassurer les partenaires et les sponsors sur la continuité du projet
- Stabiliser les équipes administratives en interne
Pour l’heure, aucun de ces points n’est coché. C’est ça, le vrai problème.
Vente du FC Nantes : l’hypothèse qui circule
Ce silence de Kita alimente une hypothèse de plus en plus présente dans les discussions : le propriétaire préparerait-il une vente du club ? Un désengagement progressif, combiné à l’absence de toute vision stratégique, ressemble effectivement aux signes avant-coureurs d’une cession. D’autres clubs ont traversé ce type de transition floue avant qu’une reprise soit officialisée.
Sauf que la relégation complique tout. Un FC Nantes en Ligue 2, sans projet défini et avec une image ternie par une saison à 24 points, c’est un actif nettement moins séduisant pour un investisseur potentiel. Waldemar Kita, s’il veut vendre, a donc raté le moment parfait — celui où le club était encore en première division, avec une valeur marchande plus haute.
La question reste entière : que se passe-t-il réellement dans les coulisses du FCN ? Les informations vérifiées s’arrêtent aux déclarations d’Emmanuel Merceron et au constat factuel de l’inaction de la direction. La suite — vente, recapitalisation ou simple redémarrage sous Kita — n’est pas encore confirmée.
Ce qui est certain, c’est que chaque semaine perdue est une semaine de retard sur la concurrence. Et en Ligue 2, le calendrier n’attend personne. Les clubs mieux préparés prendront de l’avance dès la repré-saison. Le FC Nantes, lui, n’a même pas encore posé la première brique de sa reconstruction. J’ai vu des clubs se planter pour moins que ça. Et le jeu à la nantaise — celui qui mérite d’être défendu — ne peut s’exprimer que si quelqu’un, enfin, prend les rênes.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
