Je garde en mémoire les images de cette épopée extraordinaire vécue par le FC Hauts Lyonnais, club amateur enraciné dans les monts du Lyonnais. Né en 2012 de la fusion de cinq communes du Rhône, ce collectif ancré à Saint-Symphorien-sur-Coise et Pomeys incarne la force d’un territoire rural qui refuse les limites imposées par la géographie. Le parcours remarquable en Coupe de France jusqu’en seizièmes de finale, une première historique pour cette formation de National 3, illustre l’audace d’une équipe capable de tenir tête aux formations professionnelles. Cette trajectoire sportive inspire et rappelle que le football amateur peut rivaliser avec les écuries établies, surtout quand le collectif prime sur les individualités.
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ToggleUne équipe performante en National 3
Le FC Hauts Lyonnais réalise une saison impressionnante dans le groupe G de National 3, cinquième division française. Je constate que le club occupe la deuxième place du classement avec un bilan flatteur : six victoires, trois matchs nuls et seulement deux défaites en onze journées disputées. Cette performance positionne l’équipe entre deux formations réserves de clubs professionnels, l’US Orléans qui domine avec quatre points d’avance, et l’AJ Auxerre qui suit à un point derrière.
L’ascension rapide du club impressionne : quatre promotions en sept saisons ont permis d’accéder au niveau national en 2019. Cette trajectoire témoigne d’une dynamique collective portée par une organisation solide. Bruno Lacand préside le club tandis que Romain Reynaud dirige l’effectif sur le terrain. Roland Goutagny, véritable figure tutélaire surnommé le Guy Roux des monts du Lyonnais, occupe le rôle de super-intendant grâce à sa connaissance approfondie du football rhônalpin.
Cette réussite attise les jalousies dans le championnat amateur. Certains clubs concurrents attribuent cette montée en puissance à des moyens financiers importants, qualifiant même le FC Hauts Lyonnais de promu friqué. Les dirigeants revendiquent plutôt une mentalité exemplaire et un projet sportif cohérent comme clés du succès. Avec 350 licenciés et un accueil dès cinq ans, le club montre son ancrage territorial et sa capacité à fédérer les villages environnants. L’ambition collective et la stratégie de développement portent leurs fruits, créant un modèle inspirant pour le football amateur régional.
L’histoire et les origines du club dans les monts du Lyonnais
La création du FC Hauts Lyonnais en 2012 résulte d’une fusion ambitieuse entre cinq communes : Pomeys, Aveize, Duerne, La Chapelle-sur-Coise et Saint-Symphorien-sur-Coise. Le club établit son siège à La Neylière avec le stade Thomas Granjon comme installation principale. Cette union territoriale vise à mutualiser les forces et créer un projet sportif durable dans cette zone géographique rurale.
L’héritage sportif remonte plus loin. Le club succède à l’ASSP, structure créée en 2006 qui unissait déjà Pomeys et Symphorien. Cette formation s’appuyait elle-même sur l’AS Pomeys foot, club historique fondé en 1965. Je retrouve dans les archives l’épopée mémorable de l’AS Pomeys qui remporte la coupe du Rhône Senior et évolue en division d’honneur en 2000, exploit remarquable pour un village d’un millier d’habitants.
Cette période faste voit passer Romain Poyet, futur professionnel, dans les rangs juniors. Mais la trajectoire sportive connaît un revers brutal avec la descente jusqu’au district après le retrait du mécène Bernard Ronzon. Cette chute illustre la fragilité des structures amateurs dépendantes d’un seul bienfaiteur.
Pomeys, village d’environ 1300 habitants, se situe dans les monts du Lyonnais, à près de 50 kilomètres et une heure de route de Lyon. Malgré le nom Hauts Lyonnais, il ne s’agit pas d’un club lyonnais stricto sensu. Pomeys appartient au département du Rhône mais jouxte la Loire voisine, créant une identité territoriale particulière entre deux zones géographiques distinctes. Cette situation influence la composition de l’effectif et le recrutement des joueurs sur ce territoire frontalier.
Un parcours exceptionnel en Coupe de France marqué par les tirs au but
Le parcours en Coupe de France 2024-2025 restera gravé dans l’histoire du club. Je revois ces quatre qualifications obtenues aux tirs au but, preuve de la combativité exceptionnelle de cette formation amateur. Au troisième tour, les Hauts Lyonnais dominent Riom FC 4-3 aux penalties après un 0-0. Le quatrième tour face à Montchat Lyon offre le même scénario avec une qualification 4-5 aux tirs au but.
Les deux tours suivants apportent des victoires larges rassurantes : 0-4 contre les Sauveteurs Brives-Charensac au cinquième tour, puis même score contre Séauve Sport. Le septième tour constitue un tournant majeur avec l’élimination d’Andrézieux-Bouthéon, club de niveau supérieur, après une nouvelle séance de penalties gagnée 3-4. Les supporters vivent une tension maximale au huitième tour contre Feurs, qualifié 4-2 aux tirs au but.
La qualification historique en seizièmes de finale
Les trente-deuxièmes de finale contre le FC Bassin d’Arcachon se jouent sur un but tardif extraordinaire. Quentin Jeanpierre, latéral gauche remplaçant, inscrit l’unique réalisation à la 90+1 minute, offrant la première qualification en seizièmes de finale après quatre tentatives lors des huit dernières années. Cette réussite couronne une compétition exceptionnelle pour ce collectif amateur.
L’affrontement face au FC Lorient
Le tirage au sort réserve un challenge de prestige : le FC Lorient, formation de Ligue 1. Le match se déroule le 10 janvier 2026 à l’Envol Stadium d’Andrézieux-Bouthéon devant 5000 spectateurs. Aucun terrain habituel du club ne pouvant accueillir cette affiche, le choix d’Andrézieux dans la Loire s’impose naturellement. Jérôme Brisard, arbitre expérimenté officiant habituellement en Ligue 1, dirige la rencontre.
Voici les moments clés de l’organisation de cette rencontre historique :
- Ouverture de la billetterie le 2 janvier 2026 avec prévente au stade Thomas Granjon
- Mobilisation exceptionnelle des supporters et bénévoles du club
- Dispositif logistique adapté pour accueillir 5000 personnes
- Couverture médiatique nationale pour ce duel David contre Goliath
La défaite 3-1 respecte la logique sportive face au club professionnel. Néanmoins, cette participation en seizièmes représente un accomplissement majeur pour le FC Hauts Lyonnais et ses villages.
Les facteurs de cette réussite remarquable :
- Une préparation physique rigoureuse permettant de tenir sur la longueur
- Une solidité mentale éprouvée lors des séances de tirs au but
- Un collectif soudé porté par l’équipement et la motivation
- Un soutien populaire créant une émulation positive
Cette épopée inspire les jeunes footballeurs du territoire et prouve qu’avec de l’organisation, un projet cohérent et du travail collectif, les clubs amateurs peuvent réaliser des exploits mémorables en compétition nationale.

Moi, c’est Clara, 42 ans, passionnée de communication digitale et de récits jaunes et verts. Native de Saint-Nazaire, j’ai grandi avec le FC Nantes en fond sonore tous les dimanches à table. Aujourd’hui consultante en stratégie de contenu, je collabore avec FCNhisto.fr pour faire vivre le club autrement : à travers ses souvenirs, ses supporters, ses petites histoires qu’on ne lit pas dans les palmarès.
