86e minute. Le stade Marcel Saupin explose. Swierot égalise pour le FC Nantes, et les Lyonnaises repartent avec un point au lieu des trois qu’elles espéraient. Ce 29 avril 2026, l’OL Lyonnaises a craqué face à l’équipe surprise de la D1 féminine, dans ce qui reste l’un des dénouements les plus frustrants pour les joueuses de Jonatan Giraldez cette saison. Ce type de match, je l’ai regardé avec mes tripes — et avec cette petite satisfaction de voir que le foot féminin sait aussi produire du suspense jusqu’au bout.
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ToggleNantes-OL Lyonnaises — le contexte d’un match piège
Sur le papier, personne ne voyait les Nantaises tenir tête aux Lyonnaises. Et pourtant. Le Stade Marcel Saupin a réservé une tout autre histoire ce mercredi soir, avec un FC Nantes qui n’a jamais renoncé, même après avoir encaissé l’ouverture du score. C’est exactement ce genre de rencontres qui montre que la hiérarchie théorique du classement ne prédit pas grand-chose une fois les crampons sur le terrain.
L’OL Lyonnaises débarquait dans cette rencontre avec la réputation qui lui colle à la peau : une machine à titres, une escouade d’internationales, un staff rodé. Jonatan Giraldez, arrivé sur le banc lyonnais après ses succès au FC Barcelone féminin — où il a remporté la Ligue des Champions en 2023 et 2024 — était censé garantir une gestion rigoureuse des fins de match. Ce soir-là , ça n’a pas fonctionné.
Le FC Nantes féminin, lui, s’affirme cette saison comme la belle surprise de la D1 féminine. Efficace, organisé, difficile à manÅ“uvrer dans son antre. Face à des Lyonnaises quelquefois trop sûres de leur supériorité, les Nantaises ont su mettre les ingrédients : pressing, duels, et une foi intacte jusqu’à la 86e.
Le déroulé du match : Marmillot ouvre, Swierot égalise
C’est Marmillot qui brise le silence à la 31e minute. L’ouverture du score lyonnaise semble alors confirmer le scénario attendu — les Lyonnaises maîtrisent, Nantes subit. Mais regarder ce match en se disant que c’est plié à ce moment-là , c’est mal connaître cette équipe nantaise.
Voici les temps forts techniques qu’on peut retenir de cette partie :
- 31e minute : Marmillot ouvre le score pour l’OL Lyonnaises
- 55e minute — Marmillot encore impliquée dans le jeu lyonnais
- 65e minute : intervention notable de Coutel dans l’entrejeu
- 77e minute : Moreau Tranchant se distingue côté nantais
- 86e minute : Swierot égalise pour le FC Nantes — 1-1 définitif
Tout au long de la seconde période, les Nantaises ont élevé leur niveau. Elles n’ont pas subi, elles ont construit. La pression montait, le public aussi. Et à la 86e, la libération. Ce but de Swierot, je ne vais pas prétendre qu’il m’a laissée indifférente — il y a quelque chose de beau dans une équipe qui croit jusqu’au dernier souffle.
| Équipe | Buteuse | Minute |
|---|---|---|
| OL Lyonnaises | Marmillot | 31e |
| FC Nantes | Swierot | 86e |
Le score final de 1-1 traduit fidèlement l’équilibre de la rencontre. L’OL n’a pas été dominée, mais elle n’a pas su tuer le match quand l’occasion s’est présentée. C’est ça, la leçon du soir au Marcel Saupin.
Les Lyonnaises et la gestion des fins de match : un problème qui se répète
Un point pris à Nantes, c’est peu. Surtout quand on voit comment ce match s’est dessiné. Les Lyonnaises ont mené pendant 55 minutes sans jamais réussir à doubler la mise, et c’est précisément cette incapacité à tuer le suspense qui les a perdues. Dans ce type de rencontre, une seconde réalisation aurait tout réglé.
Ce n’est pas la première fois que l’OL Lyonnaises concède des points dans les ultimes instants d’un match cette saison. La solidité défensive en fin de partie reste un chantier pour Jonatan Giraldez, qui doit trouver des réponses rapides si son équipe veut garder la main sur le titre. Chaque point lâché à ce stade de la saison peut peser lourd dans la course finale.
Du côté nantais, cette égalisation tardive fait du bien à la confiance d’un groupe qui prouve semaine après semaine qu’il mérite sa place parmi les meilleures formations de D1 féminine. Tenir tête à l’OL, et arracher l’égalisation à la 86e, ce n’est pas anodin. Il y a dans ce FC Nantes féminin quelque chose qui me rappelle ce que j’aime dans le beau jeu : pas de rendez-vous avec la gloire, juste l’envie de jouer et de ne jamais lâcher.
Ce que ce résultat dit du FC Nantes féminin pour la suite
Un nul contre les Lyonnaises, ça se digère bien quand on est Nantaise. Mais ce résultat dit aussi quelque chose de plus profond : le FC Nantes féminin construit quelque chose de sérieux. Pas sur un coup de chance ou un soir de grâce, mais sur une philosophie de jeu collective et tenace, rencontre après rencontre.
La question à se poser maintenant, c’est celle-ci : jusqu’où peut aller cette équipe nantaise d’ici la fin de saison ? Si elle maintient ce niveau d’engagement et cette capacité à revenir dans les matchs, elle pourrait bien bousculer encore quelques certitudes. Le foot féminin français a besoin de ce genre de clubs qui refusent de se résigner à un rôle de figurant.
Pour les Lyonnaises, le message est clair : chaque point perdu face à des équipes comme Nantes, c’est une ouverture laissée aux poursuivantes. La course au titre en D1 féminine ne se gagne pas uniquement dans les grands matchs — elle se gagne aussi dans ces soirées où l’on n’est pas à 100 %, et où il faut quand même ramener la victoire. Ce soir-là , l’OL n’y est pas parvenue.

Salut, moi c’est Lyna, 24 ans, community manager et fan de foot depuis que je tiens une manette. Je viens de Rennes (je sais, je sais…), mais je suis tombée amoureuse du jeu à la nantaise en découvrant des vidéos de la génération Pedros – Loko – Ouédec. Sur FCNhisto.fr, j’apporte un regard créatif, spontané et un brin provoc’ à l’histoire du club : formats courts, visuels, interviews et débats 100% passion.
